Choisir son jean

6 décembre 2015

[J’inaugure ENFIN la nouvelle rubrique que j’avais en tête depuis un moment ! L’idée, c’est de passer au crible un type de produit en analysant les impacts de sa fabrication et en présentant les alternatives. D’ailleurs, n’hésitez pas à me dire si vous souhaitez que je fasse un article sur un produit en particulier.] 

 

 

Ça fait longtemps que je voulais écrire un article sur les jeans ! Parce que tout le monde en a au moins une paire dans son placard, et parce qu’il est souvent compliqué de trouver des jeans “éthiques” : il y a très peu de made in France par exemple. Et puis ce produit présente des impacts bien spécifiques sur les ouvriers et l’environnement… Cet article est long, mais j’ai voulu faire un tour complet de la question 🙂 Je parlerai d’abord de l’impact des jeans puis des marques qui fabriquent des produits durables.

 

LES PROBLEMES

Ces problématiques concernent l’ensemble de la filière textile mais sont particulièrement accentuées pour la production des jeans.

Le coton

La matière première principale de la toile de denim est le coton, l’une des cultures les plus polluantes au monde avec l’usage massif de pesticides. De plus, le filage et le tissage du coton consomment de l’énergie et émettent des gaz à effet de serre.

Les traitements chimiques

Les étapes suivantes, comme la teinture, le blanchiment au chlore, le délavage, les procédés anti-rétrécissement et les enduits, sont basées sur des composants chimiques tels que la soude et le chlore. Pour un jean, on compte près d’un demi-kilo de produits chimiques. Avec des conséquences énormes sur la santé des travailleurs et sur l’environnement, quand les eaux ne sont pas traitées avant d’être rejetées dans la nature.

Un petit focus sur la technique du sablage, qui a fait l’objet d’une grande médiatisation en 2009. Utilisée pour donner un aspect usé au jean, elle consiste à projeter du sable à forte pression sur la toile. Ce sable contient du silice, extrêmement toxique. Les ouvriers qui travaillent sans protection et respirent ces poussières peuvent développer des maladies pulmonaires graves, dont la silicose. La forme aiguë de cette affection peut être mortelle. La Turquie, 3ème exportateur de jeans, a été la championne en la matière, notamment à partir des années 2000. 47 Turcs sont morts de la silicose et plus de 5 000 ouvriers en souffriraient. Où en est-on maintenant ? Après la médiatisation de ces drames, le sablage des jeans a été interdit en Turquie en 2009, mais est encore pratiquée en Chine, au Bangladesh et en Tunisie. Le Pakistan, le Cambodge, l’Égypte, la Syrie, la Jordanie, l’Inde, l’Indonésie et le Mexique sont connus pour pratiquer le sablage mais nous ne disposons pas d’infos actualisées qui permettent de dire que cette technique est toujours utilisée.

La consommation en eau

La production d’un seul jean, c’est 11 000 litres d’eau (source : WWF). La culture du coton et les opérations de délavage sont notamment très gourmandes en eau.

Le transport

Entre la culture du coton, la filature et le filage, la fabrication de la teinture, le sablage et lavage, les ateliers de couture, les sites d’extraction des ressources (cuivre et zinc)… Un jean peut parcourir jusqu’à 65 000 km, soit une fois et demi le tour de la terre ! À la clé : consommation de pétrole, rejets de CO2…

 

Je ne parle même pas des salaires misérables, car là, c’est un problème qui n’est pas spécifique à la production de jeans. Mais pour un jean classique, il faut savoir que seulement 1 à 5% du prix va aux salaires des ouvriers Alors, que faire concrètement ? Deux choses : privilégier les marques durables ou le vintage, et faire attention à l’entretien de vos jeans.

 

COMMENT CHOISIR

choisir du coton bio ou recyclé.

privilégier les jeans non délavés ou délavés avec des méthodes clean.

privilégier les marques qui font des efforts pour limiter l’utilisation d’eau.

privilégier le local.

 

LES MARQUES

ELLES ONT TOUT BON

Ces marques allient démarche écolo et sociale. Je commence par mon top 3 personnel : Kings of Indigo, Mud jeans et Naked and Famous. Celles qui savent le mieux combiner selon moi esthétique et durabilité (mais après, chacun ses goûts !)

Mudjeans

MUD JEANS 

Les jeans de cette marque hollandaise sont en coton bio (labellisé GOTS) issu du commerce équitable, ou en coton recyclé. La marque souligne sa volonté de limiter l’utilisation de produits toxiques, d’eau et de CO2.

Une partie de la production se fait en Europe, par des usines ayant la certification SA 8000, qui garantit de bonnes pratiques sociales, et par des usines hors-Europe labellisées Max Havelaar (commerce équitable).

La marque encourage les gens à louer leurs jeans, et à rapporter leurs vieux jeans en boutique pour que la marque puisse les recycler, contre un bon de réduction.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

 

 

 

 

KOI-2

KINGS OF INDIGO 

Les matières utilisées sont pour la plupart écologiques (90% des matériaux sont durables). Ces jeans sont en coton bio (labellisé GOTS) et recyclé. Ils contiennent aussi parfois du tencel ou du lin. La marque n’utilise pas de produits chimiques mentionnés dans la liste REACH. La teinture se fait de façon naturelle, avec l’Indigofera, la plante dont les feuilles servent à préparer de l’indigo ! Elle est réalisée à la main, en Inde, à Jaipur, d’où la technique est originaire. Entre un et quatre bains sont effectués pour obtenir les différentes teintes. Le laser et l’ozone remplacent le lavage avec des pierres et du décolorant.

La fabrication du denim se fait en Italie et en Turquie, et pour une petite partie au Japon. Le denim est cousu en Tunisie, le lavage et les finitions sont réalisés en Italie et en Tunisie. De bonnes conditions de travail de travail sont garanties : la marque est membre de la Fair Wear Foundation, qui surveille 95% de sa production. Les 5% restants seront contrôlés en 2016, promet la marque. Ainsi, toute leur production en Tunisie est approuvée par cet organisme, tout comme celle de leur usine en Inde.

On peut réparer ses jeans grâce à un kit spécial, ou lors d’événements dédiés. La marque recycle les jeans usés en les transformant en fibres puis en fils à tricoter, utilisés pour fabriquer de nouveaux jeans et T-shirts. Les chutes de tissus sont utilisées pour les patchwork et réparations.

Où les trouver ? Dans quelques boutiques en France (Paris, Strasbourg, Lyon, Cognac, Toulouse, Valence, Grenoble…), sur Zalando et sur leur site.

 

 

 

 

 

NakedAndFamousNAKED AND FAMOUS

Ces jeans sont fabriqués au Canada. Le denim est conçu au Japon, dans une usine qui produit une toile de très bonne qualité. Les jeans sont bruts, pas délavés.

Où les trouver ? À Paris, au magasin Centre Commercial (Paris 10) et sur leur site, et sur le e-shop de la marque.

 

 

 

 

 

 

 

Monkee genes

MONKEE GENES

Sur leur site, pas grand chose de concret sur les conditions de travail et l’engagement environnemental. Les prix, beaucoup plus bas que les autres marques, m’ont d’ailleurs fait un peu peur. Mais j’ai fini par trouver des infos ailleurs, et c’est pas mal du tout. La marque anglaise utilise du coton bio et équitable pour ses jeans, sauf pour la ligne « Peanut », (encore) moins chère. Ce coton est labellisé GOTS et certifié par la Soil Association. La marque utilise aussi (mais pas seulement) des matières écolos comme le lyocell. De plus, la marque est devenue animal free en 2014, et son nouveau logo « VEGAN » a été approuvé par PETA. Au lieu d’utiliser des écussons en cuir, comme la plupart des marques de jeans, elle fabrique des patchs à partir de cartons recyclés.

Au niveau social aussi, la marque est active. Elle produit au Bangladesh, ce qui fait peur a priori, mais sa labellisation GOTS garantit de bonnes conditions de travail (liberté syndicale, pas de travail des enfants, salaires décents…). Après le choc de l’effondrement du Rana Plaza, en 2013, la marque devient une association caritative, « Stop taking the Pennies », avec la volonté de travailler avec des fournisseurs pouvant payer un salaire suffisant et ayant des standards acceptables au niveau de la santé et de la sécurité. Pour chaque paire de jeans fabriqués au Bangladesh, 50 cents vont à une fondation pour l’éducation des enfants bangladais. Les profits restants sont mis dans une campagne de sensibilisation sur le vrai prix de la fast fashion, dans les écoles des pays occidentaux.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

Ekyog

EKYOG

La marque a élargi son offre de jean en lançant fin octobre une gamme de 8 modèles, à la coupe slim, skinny, boyfriend, bootcut ou droite. Ils sont en coton bio et le délavage est réalisé dans le respect de l’environnement et de la santé des ouvriers. La marque utilise un nouveau traitement écologique, l’« Avol Oxy White », un agent de blanchiment sans manganèse, chlore, brome ou d’iode. Ces délavages suivent même une charte, la GreenScreen® Certification.

J’ai testé quelques modèles en magasin. Je les ai trouvés confortables mais il y avait un problème de taille pour moi : la longueur est vraiment trop courte pour les filles grandes !

Où les trouver ? En magasin et sur leur e-shop.

 

 

 

 

 

Kuyichi

KUYICHI

La marque néerlandaise, l’une des pionnières du jean éthique, a une histoire originale. Elle a été créée par une ONG, Solidaridad, spécialisée dans le développement du commerce équitable et soutenant la culture du coton bio au Pérou. Mais en 2001, ne réussissant pas à capter l’intérêt des grandes marques du jean, l’ONG décide de lancer sa propre marque. Des jeans en coton bio et fibres naturelles, avec l’utilisation des chutes de tissus et du recyclage.

Au niveau social, le respect du droit des travailleurs est garantit par le commerce équitable. Sur chaque vêtement, un numéro avec lequel on peut tracer la fabrication via le site de la marque (rubrique « Track & Trace »).

Où les trouver ? Sur leur site et sur Sojeans.com. J’ai entendu parler de boutiques à Strasbourg, Toulouse et Paris, mais je n’ai pas trouvé de confirmation, si quelqu’un a une idée ?

 

 

 

 

Nudie-JeansNUDIE JEANS 

La marque produit l’ensemble de ses jeans en coton bio et utilise des produits naturels comme la fécule de pomme de terre. Elle a reçu un diplôme pour ses diverses actions environnementales (compenser le CO2 utilisé pour le transport par exemple) par la ville de Gothenburg, en Suède, qui abrite son siège social. 92% des jeans sont produits en Italie, 8% en Tunisie, détaille la marque. Nudie Jeans fait partie de la Fair Wear Foundation, qui garantit de bonnes conditions de travail.

Il est possible de faire réparer son jean dans certaines boutiques et chaque client peut aussi demander à la marque de lui envoyer un « kit de réparation », tout cela gratuitement. Il est aussi possible de rapporter ses jeans usagés : la marque les répare puis les vend comme articles de seconde main (sous un label suédois écologique), les transforme en d’autres produits dans le cadre de collaborations avec des designers ou les recycle en… tapis.

Où les trouver ? En boutique, sur leur site, sur Zalando.

 

 

 

IouProject

IOU PROJECT 

Ces jeans sont fabriqués en Grèce et en Turquie. En Grèce, au sein d’une des trois plus grandes usines de denim en Europe, spécialisée dans le denim de qualité. En Turquie, dans une usine renommée qui utilise un traitement innovant pour teinter le textile, et un denim bio ou recyclé. Les jeans sont assemblés en Italie, de façon artisanale, puis lavés, toujours en Italie, selon des standards éco-responsables. Les chutes de tissus sont « upcycled » pour créer des détails du jean.

Un code permet de tracer la production de son jean. Les autres produits de la marque sont fabriqués à partir de textiles fait main en Inde, et assemblés en Europe. La fabrication répond au principe du commerce équitable et la marque a reçu des récompenses pour ses innovations.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

 

 

DAO 

Ces jeans sont fabriqués en France, dans l’atelier de la marque à Nancy, par le créateur lui-même.

Ils sont en lin, oui oui ! Une matière super écolo, et la France en est le premier producteur mondial. Ce lin est cultivé, teinté, tissé en France dans les Vosges.

Où les trouver ? En boutique et sur leur site.

 

 

 

 

 

 

agoldeAGOLDE

Ces jeans sont fabriqués aux États-Unis, à Los Angeles, au sein de l’usine de la marque.

Du coton bio et recyclé est utilisé pour certains modèles. Des techniques ont été mises en place pour diminuer l’utilisation d’eau lors des finitions.

Où les trouver ? Sur leur site, sur Amour Vert.

 

 

 

 

 

 

 

capture-decran-2016-10-25-a-01-40-51EILEEN FICHER

Cette marque, très engagée dans l’éthique, fait fabriquer ses jeans aux États-Unis, à Los Angeles. Les bonnes conditions de travail sont garanties par les normes SA 8000 et l’Ethical Trading Initiative’s Base Code (respect des conventions de l’OIT : pas de travail forcé, liberté d’association, conditions de travail sûres, salaires vitaux…). Pour les produits autres que les jeans, les usines de teinture se trouvent en Chine et à Barcelone. La marque a des usines dans le monde, dont 70% en Chine. Pour donner la parole à ses employés, elle expérimente les enquêtes téléphoniques, et développe des projets de développement au Pérou et Inde. Une personne est spécialement en charge de vérifier l’éthique de l’ensemble de la chaîne de production.

La marque ne pratique pas le sablage et les jeans ne sont pas blanchis avec des produits toxiques. 13% des produits (objectif de 30% en 2020) ont une teinture certifiée « Bluesign », respectant une liste de substances autorisées. Un taux peu élevé notamment compte tenu du coût (il y a très peu de demande). 20% des produits sont certifiés Oeko-Tex Standard 100.

La marque utilise en majorité du coton bioqui ne vient pas d’Uzbekistan, où est légion le travail forcé dans la production de coton, notamment d’enfants. Elle utilise aussi du coton conventionnel pour ses mailles. En attendant d’atteindre l’objectif de 100% de coton bio (2020), elle demande à ses fournisseurs de le sourcer, et s’il provient d’Uzbekistan, de le remplacer par du coton obtenu de manière éthique, sous peine de perdre leur contrat. La marque vérifie la source du coton avant de passer commande aux fournisseurs. Elle travaille notamment avec une ONG afin de faire pression sur le gouvernement uzbèque et est signataire d’un accord contre le travail forcé dans le coton uzbèque.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

FrenchAppeal

FRENCH APPEAL 

On passe aux Frenchies. La démarche de cette marque est à la fois environnementale et sociale. La marque produit exclusivement en France, dans une usine spécialisée depuis 30 ans dans le jean.

La marque a même décidé de ne pas appliquer les marges traditionnelles du secteur du textile pour rendre ses jeans accessibles.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

 

 

 

 

 

Tuffs

ATELIER TUFFERY

Encore du made in France, mais cette fois-ci, purement artisanal ! Ces jeans sont conçus, découpés, cousus, assemblés, délavés et distribués dans un atelier historique, situé à Florac (Lozère), à une centaine de kilomètres de Nîmes, ville où a été inventée la toile de Nîmes (d’où le nom « denim »).

Le délavage est réalisé par simple rinçage (rendu brut) mais aussi, et c’est moins bien, de manière mécanique et chimique, pour un effet usé.

Où les trouver ? Sur leur site.

 

 

 

 

 

 

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La marque produit elle aussi en France (teinture, tissage et confection), même si la filature du coton, les rivets et les boutons viennent d’Italie. Sur le prix de vente de 89 €, près de 86 € vont à l’économie locale. Ses jeans sont en coton bio.

Sur chaque produit, un QR Code permet de tracer la fabrication, avec même la photo des personnes qui ont élaboré le jean.

Où les trouver ? Dans l’une des 13 boutiques en France ou sur leur site.

 

 

 

 

 

 

 

Les marques éthiques suivantes vendent aussi quelques jeans :

ARMED ANGELES / VALENTINE GAUTHIER / MISERICORDIA / THE REFORMATION

 

DE BONNES INITIATIVES

Ces marques ont lancé des actions écolos ou sociales intéressantes, mais leur démarche n’est pas globale (conditions de travail, seules quelques jeans écolos…).

Levi'sLEVI’S

La marque de jeans emblématique est loin d’être irréprochable. Au niveau social, la marque « ne s’engage pas sur tous les plans pour l’augmentation des salaires versés », selon l’association de référence Clean Clothes Campaign. Les jeans Levi’s sont fabriqués en Turquie, Hongrie, Pologne, Mexique… La marque est intervenue auprès de gouvernements mais n’a pas pris de mesures concrètes dans ses usines pour le salaire de subsistance. Elle fait des efforts pour améliorer la vie des travailleurs (soins de santé, repas gratuits, cours de calcul) mais son soutien au principe du salaire vital ne se traduit pas dans les faits.

Au niveau environnemental, Greenpeace souligne les efforts de la marque, qui a réagit à la campagne « Detox Levi’s » dénonçant les rejets toxiques de deux de ses usines au Mexique. Levi’s a publié les données sur les rejets chimiques de ses ateliers et s’est engagée à éliminer le rejet des produits chimiques dangereux de sa chaîne de production d’ici 2020. La marque a aussi lancé, ces dernières années, des initiatives pour limiter son impact sur l’environnement. Elle a rejoint la Better Cotton Initiative, qui regroupe des entreprises travaillant avec des ONG au Pakistan, Inde, Brésil et Mali pour apprendre aux agriculteurs comment faire pousser du coton avec moins d’eau. Levi’s a lancé une ligne de jeans en coton bio, mais l’a stoppée en 2008 : trop cher… Depuis, elle a lancé trois gammes « green ».

En bref : des efforts notables au niveau environnemental, mais peu de choses concrètes au niveau social. Si vous n’avez pas envie d’abandonner cette marque phare mais que vous voulez privilégier des modèles plus durables, vous pouvez vous diriger vers les différentes gammes « écolos » de Levi’s, bien qu’il n’y en ai véritablement qu’une encore en circulation, la Water < Less.

Water < Less

Levi’s a lancé en 2010 une gamme d’une douzaine de modèles fabriqués avec moins d’eau. La consommation a été réduite de 28% pour les jeans standard et jusqu’à 96% sur certains produits. La technique de délavage classique a été remplacée. Au lieu de laver plusieurs fois le jean avec des pierres ponce, en utilisant 45 litres d’eau, le jean est mis dans la machine avec moins d’1 litre d’eau, des pierres de céramique et des balles de caoutchouc.

Levi’s Eco

En 2006, la marque lance ses premiers modèles (seulement deux, le 506 pour les hommes et le 570 pour les femmes) fabriqués avec du coton bio, originaire de Turquie. Ces jeans sont labellisés « EKO Sustainable Textile ». Les boutons sont en noix de coco, le lavage se fait avec de l’amidon de pomme de terre et du savon de Marseille, la coloration indigo avec de la fleur de mimosa. En 2013, la collection s’étend à une vingtaine de modèles (hommes, femmes, enfants). Apparemment cette gamme n’existe plus : aucune trace sur le site de Levi’s ou en boutique…

Waste<Less

Début 2013, la marque lance la gamme Waste<Less (« Gaspillez-moins ») : des jeans fabriqués avec au minimum 20% de déchets recyclés, soit huit bouteilles en plastique. Le plastique est transformé en polyester (PET), mélangé ensuite avec le coton. Mais là encore, plus de trace de cette collection.

 

Freitag

FREITAG

En 2014, la marque a lancé ses jeans compostables, avec la mise au point d’un nouveau matériau, appelé F-ABRIC. Il s’agit d’une toile produite à partir de fibres végétales biodégradables (lin et chanvre, combiné avec du modal). L’utilisation de produits chimiques nécessaire pour traiter ces fibres a été réduite au minimum. Les jeans sont dénués de rivets et de fil de polyester. Après retrait des boutons (réutilisables), le jean est biodégradable : le fil, la doublure et l’étiquette sont compostables.

Ses jeans sont produits dans plusieurs pays d’Europe : la distance entre les différents lieux de production et l’entreprise n’excède pas 2500 km.

Où les trouver ? En boutique ou sur le site.