CHOISIR

Choisir ses pulls chauds

21 février 2016
Pull copy

Mon gilet Ekyog

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Je vous retrouve pour un nouvel article-guide ! Je vais être brève sur l’intro, car j’ai un tas de choses à vous dire : j’ai répertorié 35 marques éthiques 🙂

 

● LE PROBLÈME SPÉCIFIQUE : LES MATIÈRES ●

Le choix des fibres est bien sûr central quand on veut choisir un bon pull. La production de maille a des implications écologiques spécifiques, mais quand on parle de laine et de poils de moutons, chèvres, lamas, alpagas ou lapins, l’enjeu est aussi celui du bien-être animal. Je vais déjà vous parler des matières à éviter autant que possible.

 

● COMMENT CHOISIR ●

Les matières à éviter

L’acrylique

Bon, l’idéal serait de zapper au maximum l’acrylique, même si c’est pas facile de s’en détacher (j’ai une pensée émue pour mes vieux pulls mi laine mi acrylique passés et repassés à la machine sans ménagement). Je vous en avais déjà parlé, cette fibre chimique synthétique provient de dérivés du pétrole, elle est fabriquée à partir de nombreux produits chimiques : dissolution dans un solvant, bain de coagulation, propylène, ammoniaque…

 

L’angora

Cette fibre, conçue à partir des poils des lapins, a fait couler beaucoup d’encre. Vous vous souvenez peut-être des révélations de la PETA, qui a accusé fin 2013 la Chine de torturer les lapins angora en leur arrachant violemment les poils à la main, alors qu’ils sont vivants. L’association soulignait que les lapins qui se font couper ou tondre la fourrure souffraient eux-aussi : leurs pattes sont ligotées et les outils de découpe les blessent alors qu’ils cherchent à s’échapper. H&M a rapidement réagi en interdisant l’utilisation d’angora dans ses collections, suivi par 70 marques comme Asos, Topshop, Tommy Hilfiger, Marks & Spencer, Primark, puis, en 2015, par le groupe Inditex (Zara). J’ai contacté une marque qui fait toujours des pulls en angora, fabriqués en Chine : American Vintage. L’enseigne, pas vraiment le type de marque transparente sur ses conditions de production, m’envoie le communiqué rédigé suite à l’enquête de la PETA : « Les lapins angoras sont élevés dans les meilleures conditions (…) Les poils sont récupérés grâce à un brossage délicat des lapins durant le processus de mue, afin que les animaux ne ressentent aucune douleur. » C’est bien. Maintenant il n’existe aucune véritable garantie pour le consommateur (comme un label), et là ça concerne toutes les marques qui font de l’angora en Chine et qui assurent avoir de bonnes pratiques. Sachant que 90% de la fourrure d’angora produite dans le monde viendrait de ce pays, je dirais que le mieux reste de ne pas en acheter.

 

Le cachemire

Grosse claque. Je n’avais jamais fait de recherches poussées sur le cachemire, qui me paraissait une matière naturelle, écolo, bref innocente quoi. Mais non ! La production de cette fibre est à l’origine d’un véritable scandale écologique et social. Un article est en préparation mais pour le moment, je vais me contenter de le résumer en quelques lignes. Le cachemire provient des chèvres. 90% de la production mondiale vient de la Mongolie-Intérieure, région autonome située en Chine, et de la Mongolie, le pays. Avec la demande mondiale croissante, le nombre de chèvres a énormément augmenté. Deux conséquences : d’une part, une désertification des terres car ces animaux ont la particularité de brouter l’herbe en arrachant les racines, ce qui empêche la terre de se régénérer. D’autre part, les éleveurs ont vu leur salaire diminuer fortement, à cause de l’augmentation des volumes de laine, et se retrouvent ainsi appauvris. Et c’est le cercle vicieux. Évidemment, on pense aux pulls de chez Uniqlo ou Gap. Mais même des marques transparentes sur leurs conditions de production et du bien-être animal : tout ça ne règle pas le problème du surpâturage. Il existe une filière durable qui est en train de se développer, mais pour le moment, rares sont les marques qui choisissent des éleveurs ayant de petits troupeaux par exemple, ce qui implique de payer davantage pour leur laine…

 

La laine merinos

La plupart de la laine qu’on retrouve dans nos pulls est issue du mouton merinos. Là vous vous dites, elle est bien gentille mais si on ne peut même plus porter de laine ! Et bien c’est triste, mais on en est là. C’est l’Australie qui produit la moitié de la laine mondiale de merinos. Ce beau pays, connu pour ses plages de rêve, ses forêts tropicales et sa flore exceptionnelle, l’est aussi pour une pratique un peu moins glamour : le mulesing. Cette pratique consiste à découper la peau de l’arrière-train et la queue des jeunes moutons, pour empêcher l’apparition d’une infection, due à la ponte de larves par des mouches, les myases, dans les plis du postérieur du dit-mouton. Le tout sans anesthésie bien sûr, et à l’aide ce qu’on pourrait décrire comme des ciseaux de jardin. Cette sympathique tradition a disparu en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. J’ai envoyé un mail à PETA pour savoir ce qu’il en était aujourd’hui en Australie. Et bien la majorité des moutons merinos subissent toujours cette pratique, et peu de lois sont mises en place pour les protéger. Pourtant, il existe d’autres solutions pour lutter contre cette maladie (comme des traitements locaux naturels).

Depuis l’enquête de la PETA, publiée il y a quelques années, de nombreuses marques ont décidé de ne plus se fournir en Australie, comme Inditex (Zara), H&M, Gap, Adidas et Uniqlo (après que la PETA ait menacé cette dernière marque d’une campagne pour expliquer qu’elle utilisait de la laine de moutons mutilés, tout de même, hein…). La plupart d’entre vous connaissent sûrement déjà ces pratiques, certaines ne portent peut-être déjà plus de laine. C’est sûrement la meilleure chose à faire, concernant le merinos tout du moins. Mais si vous ne vous voyez pas vous passer de cette matière, vous pouvez éviter d’acheter de la laine australienne en choisissant des marques labellisées qui sourcent leur laine de manière éthique.

 

Les matières à privilégier

L’alpaga

Cet animal, plus touffu que son cousin le lama, vit principalement sur les hauts plateaux des Andes en Amérique du Sud. Il est plus « écolo » que le cachemire, et de loin : contrairement aux chèvres, les alpagas n’arrachent pas la racine de l’herbe quand ils broutent, lui permettant ainsi de repousser. Mais l’alpaga est aussi plus eco-friendly que le mouton. À l’opposé des chèvres et des moutons, il n’a pas les sabots pointus, qui arrachent le sol. Les déchets des alpagas peuvent être utilisés comme engrais sans traitement chimiques. Deuxièmement, l’alpaga est robuste. Il peut survivre pendant des jours sans eau ni nourriture, et un peu de nourriture suffit à faire son bonheur, contrairement aux chèvres, très gourmandes. Il peut supporter des températures extrêmes, ce qui est plutôt pratique vu les changements climatiques que nous traversons. Enfin, les couleurs de l’alpaga vont du noir au blanc, en passant par le marron et le beige. Pas besoin de teindre les fibres si on se contente de ces couleurs ! Et puis il produit beaucoup plus de laine que la chèvre. Avec en plus une qualité comparable voire supérieure, notamment quand on parle du baby alpaga, réputé pour sa finesse et sa douceur. Ses fibres ont moins tendance à boulocher et elles durent plus longtemps.

 

Le lyocell (Tencel)

Cette matière très résistante a des propriétés similaires à la laine : elle est chaude et absorbe l’humidité. Biodégradable, elle est fabriquée à partir de pulpe d’eucalyptus, dissoute dans un solvant naturel et non toxique.

 

Les fibres recyclées

C’est le top du top. En plus, de nombreuses marques innovent dans ce domaine et vont au-delà du recyclage du polyester ou de la laine. J’adore par exemple les pulls de la marque Mud Jeans, fabriqués à partir de jeans recyclés.

 

La laine shetland

Les moutons shetland sont originaires des Iles Shetland, en Écosse. Leur laine, très chaude, est particulièrement résistante.

Ces moutons sont robustes, et ne sont pas exposés à une exploitation intensive. Leur laine n’a pas besoin d’être tondue : elle tombe d’elle-même une fois le printemps venu ! Comme les alpagas, ces moutons ont plusieurs nuances de couleur, pas besoin de teinture donc.

 

Le cachemire vintage

Je vous ai parlé des conséquences écologiques et sociales de la production du cachemire. Acheter du vintage est évidemment une très bonne alternative, d’autant que ce cachemire sera beaucoup plus doux que celui fabriqué aujourd’hui.

 

Le mohair éthique ou made in France

Le mohair est produit par la chèvre angora, originaire du Cachemire et du Tibet, introduite ensuite en Turquie. Aujourd’hui, elle est élevée partout dans le monde, mais surtout en Turquie, Afrique du Sud, Argentine et Australie. Le mulesing n’est pas pratiqué sur les chèvres mais pour avoir de la transparence sur l’élevage, le mieux est de se cantonner aux marques éthiques (comme Ekyog et Sophie Rieu), ou au made in France, mais je trouve les coupes pas modernes du tout. Je vous écris quand même ce que j’ai trouvé : de la vente directe de la ferme avec la filière reconnue « Le mohair des fermes de France » et les marques Ardelaine et Mohair et lama.

 

L’angora made in France

Je vais être brève car je n’ai pas encore trouvé de marques fabriquant en France des pulls « modernes » en angora. J’ai trouvé la marque Angora de France, et c’est pas forcément mon style…

 

● LES MARQUES ÉTHIQUES ●

(Je précise « bio » à côté de la marque quand la totalité ou une partie de ses produits sont bios). Pour une fois, j’ai trié tout ce beau monde par prix. La plupart des produits sont chers mais n’oubliez pas que vous pouvez les acheter en période de soldes !

 

< 90 €

1.American-ApparelAMERICAN APPAREL [40-100 €]

La marque fait fabriquer aux États-Unis, à Los Angeles. Les ouvriers sont payés plus que le salaire minimum en Californie (13 dollars de l’heure contre 8 dollars).

Cependant, aucun engagement écolo sur les matières, la production…

Où la trouver ? Sur le site // en boutique.

 

 

 

 

 

2.Le-TricoloreLE TRICOLORE [80-90 €]

Cette marque a été créée par le fondateur de 1083, marque de jeans made in France. Les pulls sont tricotés en France, à Roanne (Loire). Les fils de laine sont fabriqués par une filature située à Brassac, dans le Tarn.

Elle recycle d’anciens pulls et les chutes de coupe des bonneteries pour fabriquer ce nouveau fil. Les chutes sont triées par couleur, donc pas besoin de teinture. Près de 2/3 sont des fibres naturelles (laine et coton). Les pulls peuvent aussi être en coton recyclé italien, certifié Oeko-Tex 100.

Où la trouver ? Sur le site, sur le e-shop // dans les boutiques Modetic à Romans et Grenoble.

 

 

 

plus-de-pulls-modePLUS DE PULLS [60-100€]

Ces pulls sont fabriqués exclusivement en France. Les modèles sont tricotés dans un petit atelier de confection spécialisé dans la maille, situé en région parisienne, à Clamart. Le tout est fabriqué en série limitée. L’apprêteur, qui s’occupe de laver les morceaux tricotés, est le dernier qui reste en région parisienne.

La laine est entièrement recyclée et provient d’une filature située dans le sud-ouest, à Brassac : la Filature du parc. Elle a déposé un système de fabrication de fil à partir de fils recyclés (provenant de matières tricotées récupérées). Les étiquettes sont réalisées à partir de tissus et de cartonnettes récupérées, et les articles expédiés dans des emballages en carton recyclé, fabriqués selon les besoins de la marque.

Où la trouver ? Sur leur site // dans leur boutique de Meudon.

 

3.Armed-AngelsARMED ANGELS (bio) [60-150€]

J’ai publié il y a quelques jours un article sur cette marque allemande. Elle fait produire au Portugal, Maroc, Turquie, Chine… Mais sous l’étiquette commerce équitable, ce qui garantit des conditions de travail justes, aussi bien pour la culture du coton bio, également labellisée GOTS, que la chaîne de production, aussi labellisée Fair Wear depuis 2015. Ce label, au-delà des conditions de travail, garantit un salaire vital. Quant au label Fairtrade, il permet de tracer la production de coton : la majorité est produit en Inde.

Les matières utilisées sont durables : lyocell, modal, coton bio certifié GOTS, polyester recyclé, lin bio, laine bio produite sans pratiquer le mulesing. Environ 90% des produits ne contiennent pas d’ingrédients d’origine animale.

Où la trouver ? Sur le site et sur Modetic, où des pièces (y compris de la nouvelle collection) sont soldées.

 

5.Komodo

KOMODO (bio) [70-170 €]

La marque, très engagée depuis sa création, dans les années 1980, est membre de l’Ethical Fashion Forum, qui promeut les pratiques durables dans l’industrie textile. Les produits sont fabriqués dans des usines au Népal, à Kathmandu, et en Indonésie, à Bali. La marque travaille avec la plupart de ces usines depuis le début. Il s’agit d’entreprises familiales, dont la majorité sont certifiées SA 8000 et GOTS, ou sont auditionnées par des organismes indépendants comme UL. La marque visite les usines au minimum deux fois par an, pendant 6 à 8 semaines. Ses fournisseurs doivent respecter les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (pas de travail des enfants, d’exploitation, de discrimination, existence de droits syndicaux). Ils bénéficient d’un salaire vital (et donc décent). La plupart reçoivent un salaire supérieur au salaire moyen et au salaire minimum du pays. Les ouvrier(e)s travaillent 42 heures par semaine et les heures supplémentaires, volontaires, sont payées. Ils travaillent 6 jours sur 7 (quand même…) et peuvent bénéficier de vacances lors de fêtes religieuses. Concernant les lieux de travail, la marque attend des usines qu’elles détiennent des certificats de sécurité incendie émis par le gouvernement local, et soumis à des inspections régulières.

L’équipe reçoit une formation pour éviter les accidents de travail, les machines sont inspectées régulièrement et les différentes instructions sont disponibles pour les employés. Une formation aux premiers secours est délivrée aux managers. La marque soutient également de nombreux projets humanitaires.

Komodo est pionnière dans l’utilisation des matières écolos, dès le début des années 1990 : coton bio et chanvre certifiés GOTS, lin, tencel, protéine de soja, caoutchouc recyclé (pour les chaussures), pure laine (pas bio pour l’instant, la marque y travaille) provenant de pays ne pratiquant pas le muesling. La marque a aussi réduit à zéro ses émissions de CO2 en accord avec le protocole CarbonNeutral, et ses fournisseurs essaient de réduire le gaspillage et de recycler autant que possible.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique. 

 

6.L-Herbe-rougeL’HERBE ROUGE (bio) [70-140 €]

La marque, signataire de la charte « Changer la mode pour le climat », est une référence en matière de mode éthique et écologique. Les produits sont fabriqués à proximité des sources de matières premières, en France, Italie et Portugal pour le tricot, et selon une charte éthique (certification SA 8000). Elle fait livrer ses clients par des ateliers solidaires (Economie Sociale et Solidaire). Le lin, la laine, les fibres issues du bois et les matières recyclées sont produits en France et en Europe.

La marque se rapproche de la slow fashion avec des produits intemporels, pour certains multi-usages, et vendus sur plusieurs saisons. La production est aussi écolo que possible : traitement et recyclage des eaux, énergies renouvelables, économie d’énergie. Les matières utilisées sont toutes écolos : coton équitable et bio certifié GOTS, laine bio, alpaga et fibres recyclées créés en France et obtenues par une nouvelle technologie de démaillage de vêtements usagés, récupérés par des organismes sociaux de réinsertion (type Le Relais) et de déchets de chutes de bonneterie. La marque a choisi d’utiliser un coton pluvial non irrigué bio conçu en Afrique (Madagascar), ce qui permet de limiter l’utilisation d’eau. Le procédé de teinture est labellisé GOTS. Les emballages sont réduits et le transport routier est privilégié.

Où la trouver ? Sur le site, chez L’Exception // dans la boutique de Roubaix et de Paris. 

 

Entre 90 et 150 €


4.Juste-credit
JUSTE, LA RÉVOLUTION TEXTILE (bio) 
[90-120 €]

Il me faudrait un article entier, voire plusieurs pour parler de la démarche de cette marque… C’est simple, je crois qu’on ne peut pas trouver plus écolo/éthique/local. Tout est réalisé en France : stylisme, élevage des moutons merinos (à Arles), lavage, filature, teinture, tricotage (à Roanne), confection, sérigraphie, étiquettes, emballage. Le lin est cultivé et tissé en France mais filé en Pologne, c’est le seul « bémol » que j’ai trouvé. Mais la marque précise qu’il n’existe plus de filature de lin pour le prêt-à-porter en France, et dans toute l’Europe de l’Ouest. Donc pas le choix !

La marque utilise les matières écolos que sont le lin et la laine, et fabrique donc localement. La démarche écologique de la marque est garantie par plusieurs labels : Oeko-Tex (filature, teinture), GOTS (étiquettes en lin bio) et Eco-Passport (encre utilisée pour la sérigraphie sur étiquette). Eco-Passport est un nouveau label lancé par Oeko-Tex qui permet aux fabricants de produits chimiques et teintures de garantir que leurs produits peuvent être utilisés dans la production textile durable, étant conformes au label Oeko-Tex standard 100.

De mémoire de blogueuse mode éthique ( ;-)), je n’ai jamais vu une marque qui explique sa démarche de manière aussi complète sur son site web, et surtout, qui est aussi transparente sur la fixation de ses prix

Où la trouver ? Sur leur site, sur Shopethik et Dressing responsable

 

Antiform-pullANTIFORM [90-140 €]

Les produits sont fabriqués au Royaume-Uni. Tout comme les matériaux, qui sont aussi proches de leur studio que possible.

La marque fait de l’upcycling : elle utilise des matériaux récupérés, comme la laine, qui provient notamment de chutes d’une usine locale. Ainsi, la fabrication du pull ci-contre est faite de manière traditionnelle et sans produire de déchets.

Où la trouver ? Sur le site, sur les e-shops Made & More et My Fashion Ethic

 

 

 

 

7.Tricote-moi-un-tatooTRICOTE-MOI UN TATOO [100-150 €]

Ces pulls à motif jacquard sont fabriqués en France par la créatrice. Ce sont des pièces uniques fabriquées à la main.

Par contre les matières utilisées ne sont pas forcément écolos (coton, polyester et laine).

Où la trouver ? Sur le e-shop éthique Alpachura // en boutique à Paris (chez Chéri notamment) et Bordeaux.

 

 

 

8.People-treePEOPLE TREE (bio) [90-180 €]

C’est LA marque de mode de référence dans le domaine du commerce équitable. L’idée de sa fondatrice, c’est de permettre à des artisans et agriculteurs vivant dans les pays en voie de développement d’avoir accès à différents marchés et d’offrir aux consommateurs une alternative à la fast fashion. Les produits sont faits main, selon des savoir-faire artisanaux et les standards du Fair Trade. La marque travaille avec 50 groupes Fair Trade dans 8 pays, soit plus de 4000 artisans et agriculteurs. La plupart suivent les standards de la World Fair Trade Organisation. La marque forme les artisans, notamment pour renforcer leur activité, fait des avances de paiements de 50% sur les commandes, conçoit les collections de manière à laisser assez de temps pour une production faite-main. Ses partenaires utilisent leurs bénéfices pour renforcer leurs communautés (enseignement gratuit aux familles, fourniture d’eau propre…). La marque est membre de la World Fair Trade Organisation depuis 1996. People Tree a aussi initié la Journée mondiale du Commerce équitable.

Les mailles sont en coton bio certifié par la Soil Association et commerce équitable, et en laine de Nouvelle-Zélande, produite sans pratiquer le mulesing. La marque a développé la première chaîne de production intégrée pour le coton bio, de la ferme jusqu’au produit final, certifié bio par GOTS et Control Union, un label international. La majorité de la production de coton bio a le fameux logo « Fair Trade », mais pas toute car une partie est fabriquée avec du coton de haute qualité, pas encore cultivé par un producteur approuvé en Inde. People Tree débute un nouveau projet de coton bio au Bangladesh, pour que son coton tissé main puisse porter ce logo. Pareil pour le label Soil Association, qui certifie le coton bio. Toute la production n’a pas encore le logo, mais la marque préfère aider les artisans à atteindre ce but plutôt que de déserter… La marque espère réussir son pari l’année prochaine. Les teintures sont eco-friendly et labellisées GOTS. La marque transporte ses produits par la mer autant que possible, et recycle tout ce qu’elle peut. Le fait-main permet de minimiser son empreinte carbone.

Où la trouver ? Sur le site et sur Asos // dans certaines boutiques en France : à Paris chez Mademoiselle Bambu, à Nantes chez Les Trésors Partagés.

 

9.ekyogEKYOG (bio) [120-200 €]

On ne présente plus ce précurseur de la mode durable ET canon en France, une de mes marques préférées ! La marque fait produire dans des pays comme l’Inde et le Bangladesh, mais de manière éthique, par exemple en faisant du commerce équitable. La marque a publié une charte où elle détaille les principes écologiques et sociaux qu’elle impose à ses partenaires. Des principes vérifiés par des audits, menés notamment par une auditrice indépendante qualifiée SA8000.

Les produits sont en matières naturelles : coton bio, laine non teinte ou colorée avec des teintures écolos labellisées GOTS ou Oeko-Tex, fibres de bois provenant de forêts à la gestion durable, soie, polyester recyclé issu du recyclage de plastique, lin cultivé en Europe (France, Belgique ou Pays-Bas). Attention, la marque n’est pas végane : sur son site elle note « cuir végétal », or cela peut induire en erreur : c’est le tannage qui est végétal, c’est-à-dire qu’il n’utilise pas de chrome. Mais il s’agit de vrai cuir : « Le plus souvent du cuir d’agneaux élevés pour leur chair, son utilisation correspond donc à la valorisation d’un déchet. », précise la marque. Je vous avoue que j’ai quand même un peu tiqué sur le qualificatif « déchet », assez scandaleux.

Où la trouver ? Sur le site et sur Place des tendances // dans les nombreuses boutiques. 

 

10.Saint-James-2SAINT JAMES [120-180 €]

LE spécialiste français du tricot fait fabriquer l’ensemble de ses pièces en laine (pulls, gilets, écharpes, bonnets…) en Basse-Normandie. Labellisée «Entreprise du patrimoine vivant» par l’État, la marque ne fabrique cependant pas tout en France : 70% des produits le sont à Saint-James, le reste (pantalons, chemises) dans le bassin méditerranéen.

Les pulls sont en laine, certains en pure laine vierge. Cette laine vient de Nouvelle-Zélande, d’Amérique du Sud, mais aussi, problème : d’Australie, qui pratique le mulesing… J’ai contacté la marque sur ce sujet et elle affirme intervenir régulièrement près de ses filateurs pour qu’ils lui garantissent que cette pratique ne concerne pas les moutons producteurs de laine qu’elle tricote, et souligne que des assurances lui ont été données en ce sens.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique.

 

reformation-pullsREFORMATION [80-280 €] (+ les frais de douane !)

Ces pulls sont fabriqués aux États-Unis, à Los Angeles, dans l’usine de la marque. La marque est certifiée « B Corp », ce qui garantit le respect de stricts standards sociaux et écologiques. Elle affirme payer des salaires justes et l’assurance santé. Plus des ¾ de l’équipe managériale sont des femmes ou des catégories de gens sous-représentées. La plupart des employés sont payés plus du salaire minimum et plus de la moitié reçoivent un salaire supérieur au salaire vital à Los Angeles. La marque offre aux employés un jour par mois pour faire du bénévolat.

Les pulls sont en alpaga provenant du Pérou, ou en « cachemire écologique » (qui n’a pas autant d’impacts environnementaux que le cachemire classique). La marque a une vraie démarche écolo dans ses bureaux (recyclage des déchets, énergie, packaging recyclés, cintres recyclés, papier recyclé ou certifié FSC, nourriture bio, compost, dons des morceaux de tissus, et si les efforts réduisent ces impacts. compensation d’émissions de CO2 avec un toit chauffant…). Elle se fixe comme objectif le zéro déchet (avec une politique des 3 R : réduire, réutiliser, recycler). L’entreprise calcule son empreinte environnementale (CO2+eau) et voit si ses efforts contribuent à réduire ces impacts (teinture, matériaux, fabrication, emballage, expédition, entretien des vêtements, recyclage). Ces informations sont publiées sur les pages produit, ce qui permet de connaître l’impact environnemental de chaque pièce. Et puis la marque offre à ses employés le pass métro pour les inciter à prendre les transports en commun, et achète des compensations carbone pour chaque expédition de commande.

Où la trouver ? Sur le siteAttention aux frais de douane, je n’ai jamais acheté chez eux on m’a dit que ça fait mal !

 

Entre 150 et 200 €

aymaraAYMARA [150-190 €]

Les produits sont fabriqués au Pérou dans l’usine de tricot créée par les fondateurs, un couple belgo-péruvien. L’usine est gérée par la famille de la co-fondatrice, péruvienne. Elle emploie une soixantaine de personnes. La plupart des produits sont fabriqués sur les machines à tricot de façon industrielle, mais chaque hiver la marque sort une gamme d’accessoires tricotés main, étiquetés « Aymara hand knit ». Cela permet aux femmes d’avoir un revenu tout en restant à domicile pour prendre soin de leurs enfants. Pour beaucoup, il serait impossible de travailler au sein d’une entreprise en raison de leur situation familiale et du manque de services de garde. La marque cherche la façon dont cela pourrait être intégré dans un projet social plus large.

Les pulls d’hiver sont en baby alpaca péruvien ou en laine merinos venant d’Argentine. La collection d’été intègre du coton Pima péruvien. J’ai acheté ce gilet ci-contre en soldes (attention le S correspond à du 38) et c’est pour moi le gilet basique parfait !

Où la trouver ? Sur le site // en boutique en France : à Paris (chez Vanina Escoubet, à Nantes et Granville) et en Belgique.

 

11.HowlinHOWLIN [150 et 200 €]

La marque belge fait confectionner ses pulls par des artisans en Écosse et Irlande.

Ils sont en 100% laine.

C’est dommage que l’offre soit beaucoup plus large pour les hommes que pour les femmes.

Où la trouver ? Sur leur site // en boutique : en France, à Granville, Paris (chez Centre Commercial), Annecy et Anger – en Belgique, à Antwerp (chez Morrison), à Liège, Bruxelles, Berchem et Ghent.

 

 

12.Zady-2ZADY [150 et 200 €]

Les pulls sont tricotés aux États-Unis. La laine viennent des USA et du PérouLa marque, qui revendique de bonnes conditions de travail, dit collaborer étroitement avec ses partenaires : agriculteurs, tricoteuses, couturier(e)s… Sous une fiche produit, il y a ainsi la photo des propriétaires du ranch qui produisent la matière première, les différentes étapes de fabrication avec leurs pratiques environnementales. Sous un autre pull, la photo d’adorables petits alpagas. Ils sont élevés par des familles rurales, dans les Andes. Une fois tondus, leurs poils sont tissés dans une usine péruvienne, équipée de panneaux solaires, qui fournissent 80% des besoins en énergie, et d’un système de recyclage de l’eau. L’utilisation exclusive des couleurs naturelles de l’alpaga évite d’ajouter des toxines.

Pour ses pulls chauds, la marque, qui a la volonté de créer des pièces intemporelles, utilise de la laine de mouton et de baby alpaga. De part la relation étroite avec ses fournisseurs, Zady affirme pouvoir avoir un œil sur l’utilisation de pesticides, de traitement des eaux, la composition des teintures au sein des usines.

Où la trouver ? Sur le site.

 

13.Les-racines-du-cielLES RACINES DU CIEL (bio) [150-200 €]

La marque, très engagée, respecte les règles de l’Organisation Internationale du Travail. Ses pulls sont fabriqués en Bulgarie, dans une petite usine familiale. Les salaires sont supérieurs au salaire minimum du pays. C’est rare pour être souligné : la marque utilise de la laine de merinos bio, certifiée GOTS. Elle vient d’Australie mais le bien-être des animaux est certifié par le fournisseur italien. Le baby alpaga péruvien est lui aussi transformé et teint en Italie, et le coton bio l’est au Portugal. L’usine portugaise de teinture a des normes environnementales strictes.

Les matières sont écolos : baby alpaga, laine de merinos bio et coton bio.

Où la trouver ? En boutique (Paris, Biarritz, Bordeaux, Reims, Nantes…). 

 

 

amour-vert-pullsAMOUR VERT [150-200 €]

Les pulls sont fabriqués en Chine.

La laine merino vient d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Elle est sourcée de manière éthique (élevages australiens approuvés par la société Woolmark). Un partenariat avec « Australian Wool Innovation » et « Tollegno1900 » leur permet d’avoir l’empreinte écolo la plus basse possible.

Où la trouver ? Sur le site et sur Revolve.

 

 

 

 

 

 

14.Misericordia-2MISERICORDIA [120-230 €]

Tous les produits sont fabriqués au Pérou, à Lima, dans l’atelier de la marque. Les 45 couturiers reçoivent une rémunération supérieure de 35% au salaire minimum péruvien, leur permettant de vivre décemment. Ils reçoivent 15 mois de salaire (dont 1 mois de congés payés) ainsi qu’une assurance maladie.

Des matières naturelles et locales sont utilisées, comme l’alpaga.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique à Paris (notamment au 7-9 rue de Charonne).

 

 

 

 

 

lanius-pullsLANIUS (vegan) [120-240 €]

Les pulls sont fabriqués dans des usines certifiées GOTS. La marque est certifiée GOTS et son label vegan approuvé par PETA. Elle visite ses usines régulièrement.

La marque a développé une ligne «ecowool ® » : une laine merinos garantie « mulesing-free » et certifiée GOTS, produite en Europe dans une usine elle aussi certifiée GOTS. Les matières sont contrôlées par des instituts indépendants (CERS, IMO, Control Union, etc.)

Où la trouver ? Sur le site, chez SuperGoods // en boutique à Bordeaux, chez Koken

 

 

 

 

Post-diem-pullPOST DIEM (bio) [160-300 €]

Les produits sont fabriqués en France, par des ateliers basés dans différentes régions selon les savoir-faire (tissage, impression, teinture, tricotage et confection). Le tricotage et la confection sont réalisés à Roanne. Les fournisseurs de matières sont basés en France et en Italie. La laine recyclée est produite à Brassac, par une entreprise familiale.

La laine mérinos est produite par un filateur italien basé à Tollegno, qui supervise toutes les étapes de fabrication du fil (élevage du mouton, teinture, finissage du fil). Le fil de coton bio est produit par une autre entreprise italienne, située à Prato, certifiée GOTS/ICEA. Le jersey de coton bio est produit dans une autre entreprise italienne, située à Arcisate (qui réduit un maximum sa consommation d’énergie et a élaboré une gamme de matières bios certifiées GOTS/ICEA) et dans une entreprise portuguaise basée à Santo Tirso (qui a élaboré une gamme de matières écolos certifiées GOTS). Le coton bio des chemises et des T-shirts provient de cette entreprise portuguaise ainsi que d’une entreprise basée à Lognes (Île-de-France) à la chaîne de travail labellisée GOTS. La marque souligne qu’elle a calculé pour ses produits un prix juste pour ses ateliers, ses revendeurs et pour le consommateur. Ainsi, la marque ne fait pas de soldes.

Les matières sont écolos : laine merinos, coton bio certifié GOTS, laine et fil recyclés. Le lavage, l’impression ou la teinture sont réalisés avec des produits naturels et les eaux usagées sont traitées. La marque a choisi La Poste pour ses expéditions en France, car elle pratique la compensation carbone.

Où la trouver ? Sur le site, sur L’Exception.

 

15.Eple-and-melkEPLE AND MELK [180-200 €]

La marque fabrique en France.

Les pulls sont en laine.

Où la trouver ? Sur le site, chez L’Exception // dans la boutique parisienne (45 rue Charlot) et chez des revendeurs en France et en Belgique.

 

 

 

 

 

> 200 €

16.SNS-herningSNS HERNING [200 €]

L’entreprise familiale est spécialisée dans la maille. Tout est fabriqué au Danemark (à Herning) dans l’usine de la marque. Seulement quatre personnes tricotent l’ensemble de la production, mais pas n’importe qui : ils ont 125 ans d’expérience à eux quatre !

Les produits sont en laine vierge, en laine merinos

Où la trouver ? Sur le site // en boutique à Aix-en-Provence, Biarritz, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Avignon, et à Paris chez Centre Commercial.

 

 

 

17.a-kind-of-guise-2A KIND OF GUISE [200-220 €]

Les produits sont fabriqués en Allemagne, chez une dizaine de petits fabricants locaux.

La marque souligne le choix de matières de première qualité, produits par des artisans réputés.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique chez Centre Commercial à Paris (ou sur leur e-shop).

 

 

 

 

 

 

18.Sophie-rieuUNICORN BY SOPHIE RIEU (bio) [200-250 €]

La marque fait produire en Irlande. Les matières sont conçues en Irlande, Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie.

Les matières sont écolos : laine alpaga et mohair, lin, chanvre, coton bio fair trade et soie.

Où la trouver ? Sur le site.

 

 

 

 

 

charlotte-sometime-pullsCHARLOTTE SOMETIME [200-280 €]

Les pulls sont fabriqués en France, dans la région de Roanne, sur machine, ou en Roumanie, dans la région de Craiova, dans cet atelier. La créatrice rencontre la gérante tous les six mois à Paris.

Les matières utilisées sont l’alpaga et la laine.

Où la trouver ? Sur le site, sur L’Exception, Le Bazar Français, Lulli sur la ToileMon petit plus, Twicy store // en boutique à Paris, Toulouse, Nantes (boutique Les Trésors partagés), Annecy, Reims, Lille, Lyon, Nancy…

 

 

 

19.Margaux-LonnbergMARGAUX LONNBERG [200-300 €]

La marque fabrique en France.

Par contre, les matières utilisées écolos (comme la laine) sont rares.

Où la trouver ? Sur le site et sur La Redoute // en boutique.

 

 

 

 

 

 

20.valentine-gauthierVALENTINE GAUTHIER (bio) [200-300 €]

On ne présente plus Valentine Gauthier, à la démarche éthique, autant au niveau écologique que social. Elle fait produire en France, Inde, Espagne, Bolivie et Pérou de manière responsable. Les pièces en mailles sont fabriquées par des artisans au Pérou et en Bolivie.

Les matières utilisées sont écologiques et locales, comme le baby alpaga et le coton Pima, matière noble et très résistante, et qui n’a besoin ni d’engrais ni de pesticides pour être cultivé.

Où la trouver ? Sur son site, sur Place des tendances, L’Exception, Shopethica // dans la boutique parisienne ou chez ses revendeurs comme Centre Commercial.

 

 

 

21.RoseannaROSEANNA [250-300 €]

La marque fabrique en France, mais aussi en Bulgarie pour certains pulls.

Elle utilise des matières naturelles comme la laine et l’alpaga.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique.

 

 

 

 

 

22.Claudia-pazCLAUDIA PAZ [250-300 €]

Les pièces sont tricotées main en Bolivie dans une coopérative dont le but est de venir en aide aux femmes en situation précaire.

La créatrice, franco-bolivienne, travaille exclusivement l’alpaga.

Où la trouver ? Sur son site et sur L’Exception // en boutique à Paris (notamment chez Brand Bazar) et en Suisse.

 

 

 

 

23.stellapardo-lexceptionSTELLA PARDO (bio) [200-500 €]

La créatrice, spécialisée dans la maille, fait fabriquer au Pérou, de façon traditionnelle. Elle-même d’origine péruvienne, elle souhaitait pérenniser les savoir-faire textiles du pays. Elle travaille avec des communautés de mères tricoteuses, à qui elle rend hommage en donnant leurs noms à certaines pièces de la collection. Elle se rend tous les quatre mois à Lima pour s’assurer des bonnes conditions de travail et rémunérations de ses employées.

Elle utilise des matériaux écologiques – baby alpaca et coton pima bio du Pérou – et des teintes naturelles, qui répondent à des normes écologiques (ECO-SCALE).

Où la trouver ? Sur L’Exception // en boutique (9 rue Saint Sulpice, du lundi au vendredi).

 

24.Aiayu-3AIAYU (bio) [230-600 €]

Cette marque scandinave, qui a remporté deux fois le prix danois de l’«Ethical brand of the year», fait fabriquer ses produits par des artisans en Bolivie, près de la Paz. Dans ce pays, l’un des plus pauvres au monde, 85% de la population est indigène, avec un savoir-faire du tricot transmis de génération en génération (Aiayu signifie « âme » dans leur langue). Avec le soutien financier du Ministère des Affaires étrangères du Danemark, les équipements (machines à coudre, radiateurs…) ont été améliorés et les cantines, et installations sanitaires mises aux normes européennes. Les ouvriers ont des conditions de travail sûres et sont formés aux premiers secours. Ils reçoivent le salaire minimum du pays, avec des contrats approuvés par le gouvernement. Chaque vêtement peut prendre jusqu’à 7 jours à produire. Les initiales de la tricoteuse sont même cousues dans le vêtement ! Le coton bio, labellisé GOTS, est fabriqué en Inde dans une usine certifiée SA-8000, qui garantit de bonnes conditions sociales.

Les matières utilisées sont écolos : soie, laine de lama et coton bio GOTS. 95% des produits sont en laine de lama. Pour limiter l’utilisation de produits chimiques pour les teintures, les fibres foncées sont utilisées pour teinter les fils foncés, pareil pour les fibres claires. Une usine de traitement des eaux usées a été installée avec le soutien du Danemark (70% de l’eau est même réutilisée), ainsi que des conteneurs pour recycler les déchets. Les packaging des vêtements sont eco-friendly : impression sur du papier certifié FSC, sacs plastiques biodégradables. Enfin, les pièces peuvent être réparées gratuitement par la marque.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique en France et en Suisse.

 

25.I-love-mr-mittensI LOVE MR MITTENS [250-300 €]

Les produits sont fabriqués en Australie et sont tricotés à la main par la créatrice et son équipe, étudiants comme retraités.

Les produits sont en 100% laine ou coton pima.

Où la trouver ? Sur le site // en boutique en Belgique et en France (à Paris chez Centre Commercial et Gang of Earlybirds, à Marseille chez Jogging). 

 

 

26.All-knitwear-pullALL KNITWEAR [260-300 €]

C’est la créatrice elle-même qui tricote et assemble ses pulls, dans son atelier new-yorkais de Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn.

La marque a une démarche slow fashion : les pulls sont conçus sur demande. Les matières utilisées sont la laine et un coton tissé de manière à le rendre très résistant.

Où la trouver ? Sur le site.

 

27.VauteVAUTE COUTURE (vegan) [300 €]

Vaute est une marque entièrement végane. Elle propose des pulls inspirés des pulls de pêcheurs, vous savez, les pulls blancs cassés vintage qu’on peut trouver dans la plupart des friperies. Sauf qu’ici ils ne contiennent aucune matière animale ! Ils sont composés de 80% de coton recyclé (les 20% restants étant du coton classique).

Les pulls sont tricotés à New York avec une technique qui permet de ne générer aucun déchet : chaque pièce est fabriquée à partir d’un fil de coton continu. Et puis il est écolo : vous pouvez le partager avec votre amoureux/meilleur ami (barrer la mention inutile) puisqu’il est unisexe !

Où la trouver ? Sur le site.

 

 

 

 

> MON TOP 5 <

EKYOG

ARMED ANGELS

AYMARA

HOWLIN

PEOPLE TREE

 

Voilà, merci à celles et ceux qui sont arrivé(e)s au bout de cet article ! S’il vous reste encore des forces voici un conseil lecture : impossible de parler de laine sans citer l’article que la blogueuse Antigone XXI avait publié il y a quelques années sur le sujet, et qui a marqué durablement tout ceux qui l’ont lus je pense…

Comme d’habitude, n’hésitez pas si vous avez des suggestions d’articles consacrés à des produits en particulier. Je vous dis à bientôt !

 

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18 Comments

  • Reply oklea 21 février 2016 at 11:51

    Merci MILLE FOIS pour tes articles hyper bien documentés ! Ton blog est vraiment ma référence et tu m’as ouverte à la mode éthique 🙂 C’est trop cool !

    • Reply Manon 21 février 2016 at 20:38

      Merciii pour ton message, super gentil et très encourageant 🙂 !!!

  • Reply Ségolène 21 février 2016 at 18:56

    Bonjour, je viens de faire connaissance de ton blog via Echos Verts. Merci pour tes réflexions et recherches poussées! J’aime beaucoup Ekyog aussi!
    Je me permets de rajouter à ta liste ardelaine http://www.ardelaine.fr, une coopérative ardéchoise qui produit en laine locale toute une gamme de produits, non seulement des pulls mais aussi de la literie etc… Ils ont développé en plus une dynamique locale sur un territoire qui était en pleine désertification.
    bonne continuation

    • Reply Manon 21 février 2016 at 20:41

      Bonjour, merci pour ton mot ! Oui je connais Ardelaine, je ne lui ai pas consacré un paragraphe, mais je l’ai indiquée dans le paragraphe sur le mohair ! Tu fais bien de mettre en valeur cette marque très engagée 🙂

  • Reply Emilie 21 février 2016 at 18:57

    Wow ! Quel travail ! Merci pour cet article très utile. Par ailleurs ton site est vraiment super !

    • Reply Manon 21 février 2016 at 20:36

      Ooh merci beaucoup Émilie ! Voir que ce travail soit utile, c’est ce qui compte 🙂 !

  • Reply DOUM 22 février 2016 at 08:46

    Merci pour cet article et les autres. Il est tellement difficile de s’y retrouver et de faire les bons choix, grâce à toi je fais bien plus attention et je découvre de très belles alternatives . Merci beaucoup !

    • Reply Manon 22 février 2016 at 15:34

      Merci, mon but est atteint alors 🙂

  • Reply Post Diem 22 février 2016 at 14:34

    Et nous? 🙂

    • Reply Manon 22 février 2016 at 15:36

      OMG mais ouiiii ! Je vous rajoute 🙂

  • Reply morgane 23 février 2016 at 07:56

    Merci pour le travail de recherche poussée, détaillée, sans être moralisateur! pas facile de faire les bons choix, les bons compromis, et tes articles nous font découvrir les bonnes questions à se poser et de belles marques!
    Pour le cachemire, je tombe de haut: moi qui, cet hiver pour la première fois, ai décidé de dire stop aux prétendus « pull » en polyme*de pour investir dans un beau cachemire…

    • Reply Manon 23 février 2016 at 22:49

      Merci Morgane pour ton gentil message ! Et oui je ne le savais pas non plus avant de faire mes recherches. Le cachemire de qualité a toujours cette belle image… Mais comme je le disais dans l’article il existe une filière durable, j’espère vous en dire plus dans un prochain article.

  • Reply Cécile 23 février 2016 at 19:07

    Un énorme merci pour tes articles. Je n’ai pas le temps de faire des recherches aussi poussées et ton travail m’aide beaucoup pour mes prochains achats. Encore merci.

    • Reply Manon 23 février 2016 at 22:50

      Merci Cécile 🙂 !

  • Reply myriam 24 février 2016 at 10:24

    Bonjour Manon, merci beaucoup pour cette mention de ma marque JUSTE, la révolution textile !! Petite précision : il n’existe plus de filature de lin pour le prêt-à-porter en France – ou en Europe de l’ouest d’ailleurs. D’où l’étape en Lituanie par une entreprise italienne. Il y a bien une filature française mais qui a délocalisé son usine en Pologne et qui n’offre pas la même traçabilité sur l’achat de son lin teillé et qui est moins écolo. Merci encore 🙂

  • Reply Chantal C. 3 mars 2016 at 11:39

    Très bon article qui éclaire ma lanterne pour mes prochains achats;

  • Reply youknitwaytoomuch 21 décembre 2016 at 11:33

    C’est pourquoi je suis bien contente de m’être mise au tricot ! Ça me permet de tricoter les pulls que je veux dans les matières que je veux, y compris des belles laines Made in France.
    D’ailleurs je te conseille cette marque, dont les modèles ont été designés par la reine du patron de tricot : Alice Hammer.

    http://www.lenversfashion.com/
    Elle synthétise, je pense, tout ce qu’on attend d’une marque de vêtements éthique !

  • Reply Lau 12 septembre 2017 at 17:46

    Merci pour ce superbe article, c’est exactement ce que je recherchais…

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